mardi 12 décembre 2017

FRANCK SORBIER AU CAPITOLE

La vie est une histoire de rencontre et la rencontre avec Monsieur Pierre Rambert, nommé directeur Artistique pour la Traviata qui sera en représentation en septembre 2018 à Toulouse, fut décisive, et c’est sans aucune hésitation qu’un seul couturier s’est imposé. Le seul couturier qui pouvait réaliser les costumes de l’oeuvre de Verdi, Franck Sorbier. L’héroïne de roman, qui s’étourdit dans le luxe et les plaisirs pour oublier la terrible maladie qui menace ses jours sied parfaitement au seul couturier Maître d’Art, qui habille les plus grandes héroïnes de notre temps.

Le Capitole est cet espace, autrefois modeste, salle qui dépendait de l’Auberge du Logis de l’Écu, tout près de la Maison de la Ville. L’endroit, nommé Comédie, n’était pas aménagé et pour chaque représentation, on montait des tréteaux. C’est seulement en 1671 que la scène fut installée de façon permanente et que furent construites des loges pour les Capitouls (élus du capitoulat, conseil municipal qui dirigea cette ville).

lundi 11 décembre 2017

JIL SANDER PRE 2018

Cherchant à imaginer le futur possible du monde, Luke et Lucie Meier ont livré une collection présentant un équilibre entre le futurisme et le confort. Et après ? C'est la question que les directeurs artistiques de Jil Sander se sont posés avant le 1789 de la mode.

Ils ont essayé de se concentrer non seulement sur la définition du futur possible de la marque qu'ils ont rejoint en avril, mais aussi sur l'imminence du futur dans lequel nous vivons. Grâce à cette approche, les concepteurs se sont concentrés sur une ambiance confortable et décontractée, qui s'est traduite par des silhouettes «douces, cocooning, confortables et proches du corps», comme l'a décrit Lucie Meier dans sa forme générale.

Questionnement sur les gadgets technologiques qui apparaîtront d’ici quelques années, on peut aussi se demander à quoi ressemblera notre dressing. Et quand la mode rencontre la technologie, cela donne place à des œuvres incroyables, poétiques, révolutionnaires ou hautement utiles. Plus high-tech et et utile qu’aujourd’hui, la promesse de faire vivre de nouvelles expériences sensorielles.

vendredi 8 décembre 2017

PIETRO COSTANTE CARDINI

Appelez-le « Franchise Man ». Pierre Cardin, qui a développé des centaines de licences, organisé un défilé de mode dans le désert de Gobi et rencontré des personnalités telles que Nelson Mandela, Fidel Castro et bien d’autres, avait déjà compris comment ont fait « le Buzz ».  Il est le cinquième Français le plus connu au monde. Sa fortune était estimée à plus de 600 millions d’euros en 2009. Retour sur le tailleur, Pietro Costante Cardini, qui arrive à Paris sans argent, finira à l’Académie des Beaux-Arts et à l’Institut de France. Il deviendra le couturier businessman qui a donné à la mode un business modèle ainsi qu’au monde une vision de modernité de celle-ci.

En 1936, Pierre Cardin commence son apprentissage à l’âge de quatorze ans chez Bonpuis, un tailleur à Saint-Étienne. Après un passage chez Manby, tailleur à Vichy qu’il rejoint chaque jour à bicyclette, il monte enfin à Paris vers la fin de la Guerre. Il débute chez Jeanne Paquin où il rencontre Jean Cocteau et Christian Bérard par l’intermédiaire, et réalise des costumes et des masques pour « La Belle et la Bête » puis, il fait un passage éclair chez Elsa Schiaparelli.

jeudi 7 décembre 2017

LA BEAUTÉ DIFFÉRENTE

Cette semaine, à New York et, il y a quelques jours à Madrid, le mannequin Chantelle Winnie a de nouveau fait briller la maison de couture espagnole Desigual. Une femme qui, à mon avis, est un exemple et transmet à la perfection l'image de la marque : '' La vie est cool ''. J'espère voir ce cas de figure dans beaucoup plus de défilés. 

Le concept est de vivre la beauté différemment. Il semble que les marques viennent de comprendre que la différence doit noyer l’indifférence. De plus en plus, dans les shows de couture, entre les danseuses de Franck Sorbier ainsi que d'autres idées, qui ne sont pas toujours aussi lumineuses, la différence des êtres finira par devenir naturelle si nous sommes habitués à la voir au quotidien.

mercredi 6 décembre 2017

DES COUILLONS DE CULTURE

Faut-il remplir le rituel de l'extraordinaire ? Faut-il que je me fasse scarifier de toute part, tatouer sur l'ensemble du corps de peintures vikings ? Faut-il que je monte sur un immeuble et que je me jette du quatrième étage, que je torture mon animal de compagnie pour faire le Buzz ? Bienvenue dans le monde de l'absurde. La quête de la notoriété est aujourd'hui une recherche permanente. Chaque personne munie de son outil de communication appelé Smartphone filme sa vie en direct et sans pudeur.

On trouve sur les médias sociaux les incontournables "sex-tapes" d'anonymes qui nous tartinent la toile de leurs ébats amoureux. On découvre des parents complètement débiles qui laissent jouer les enfants avec des casseroles d'eau bouillante. Nous pouvons regarder toute forme de bêtises et d'excès de vitesse ahurissants mettant en jeu la vie des autres. On découvre toute une forme d'imbécillité sur vidéo et sur tous les supports qui sont mis à notre disposition. Il est loin le temps où nous pensions Wikipédia, où la toile servait à instruire et à cultiver, et non pas à vous dévoyer.

mardi 5 décembre 2017

NOBUYOSHI ARAKI X SAINT LAURENT

A quelques jours de sa fermeture définitive, prévue le 20 décembre prochain, Colette accueille la maison Saint Laurent au premier étage de son concept-store situé au 213 rue Saint-Honoré. Un symbole puisque c’est Saint Laurent qui devrait reprendre la boutique après sa fermeture définitive. Une exposition d’art et de photographies composée d’une sélection d’oeuvres du célèbre artiste japonais Nobuyoshi Araki. 

En exclusivité pour Saint Laurent et Anthony Vaccarello, l’artiste a immortalisé Anja Rubik pour réaliser des pièces uniques mixant les techniques de la photographie et de la peinture. Baptisée « Saint Laurent Shiki-in » (la soif de la couleur), cette série associe des éléments de l’univers Saint Laurent aux thèmes traditionnels de l’oeuvre d’Araki, aujourd’hui figure incontournable de la culture mondiale moderne.

Les 16 pièces présentées pourront être pré-commandées chez Colette et seront ultérieurement expédiées par la galerie Taka Ishii du Japon, accompagnées de leur certificat d’authenticité.

lundi 4 décembre 2017

GUCCI PAX EVASION

La police nationale italienne spécialisée dans les crimes financiers a visité les bureaux de la maison de couture Gucci à Milan et à Florence pour effectuer un contrôle fiscal. Les procureurs de Milan soupçonne Gucci d'avoir payé des impôts sur les bénéfices générés par les ventes en Italie dans un autre pays qui aurait une structure fiscale plus favorable.

Gucci a publié une déclaration disant que la société "assure sa pleine coopération aux autorités respectives et est confiante quant à l'exactitude et la transparence de ses opérations".

Marque leader du groupe de luxe français Kering, la marque de mode a terminé le troisième trimestre de l'année en enregistrant une augmentation de 49,4% de ses ventes. Dans la même période, les ventes du groupe Kering ont augmenté de 23,2% à 3,92 milliards d'euros.

vendredi 1 décembre 2017

LA CULMIFÈRE DE LA MODE

C'était hier le Festival International de la Photographie Culinaire, une manifestation culturelle réunissant deux univers : la nourriture et la photographie artistique. Le beau et le bon parrainés par le grand chef Christian Le Squer, ainsi que le grand couturier et Maître d’Art Franck Sorbier. C’était à la bibliothèque François Mitterrand là où vous pouvez lire les livres les yeux fermés.

Nous sommes montés au 18e étage dans une salle où la scénographie était plus que minimaliste, on pourrait même dire inexistante. Par contre, la qualité des photos posées sur de simples chevalets compensait largement le manque de fioritures. La gagnante, une jeune coréenne, fut récompensée pour une robe créée avec des courgettes et l'autre avec de la ciboulette.

Après les discours usuels dans ce type de manifestation, le seul, qui ressortait du lot, était celui de Franck Sorbier, qui, comme à son habitude, n’avait pas ménagé sa peine. L'art culinaire est comme la haute couture, une véritable science, qui demande patience, justesse et abnégation. C'est aussi une science du jugement et du bon sens. Comme la haute couture et les amours, les aliments les plus amers sont souvent les préférés et, parfois, se transforment en alicaments. Ils oscillent entre le salé et le sucré, une  passion du moment qui devient instantanée et féerique.

jeudi 30 novembre 2017

MODE ADDICTION AUX MEDIA

Les dommages ipsilatéraux des Facebook, Instagram, Twitter ou Snapchat, suscitent de plus en plus d'inquiétudes car ils rendent leurs utilisateurs accros et accaparent l'attention par des stimulations répétées de frustrations qui pourraient remplir le tonneau des Danaïdes. Les « fake news » ou fausses informations, dont nous commençons seulement à découvrir la profondeur vertigineuse, sont anxiogènes. La "sili-conne valet" construit des produits pour créer des habitudes. Décryptage de comment ces outils addictifs ont les mêmes effets qu’une drogue qui peut rendre fou. Les gens de la mode n'ont plus aucun recul sur leur propre métier, car ils sont pris de vitesse par la masse d'informations, et celles-ci coulent d'un Calame troué qui était prévu pour jouer à l'origine du pipeau.

La dépendance n’est pas un accident. L’addiction, qu’elle génère, est le fruit d’une stratégie assumée pour maximiser l’engagement des utilisateurs. La combinaison de tous ces petits outils créés pour capter notre attention jouent sur nos centres du plaisir de notre cerveau, et affecteraient même nos capacités cognitives. Les centres du plaisir s'étonnent la Vicomtesse de Clito-Reins ! Pour cela, il y a "gode" - Grand Dieu, la bible ne fait pas le moine ! Heureusement, j'ai mon Dildo de la péninsule d'Avalon de Terre-Neuve.

mercredi 29 novembre 2017

ARTÉ MISE SUR COURRÈGES

Le groupe de François Pinault est sur le point d'ajouter une marque à son arc. Le deuxième personnage du luxe de la France serait en train de prendre le contrôle de la maison du palois de la couture. François-Henri Pinault, Président du groupe de la bourse "ou la vie", qui vend aux riches pour donner aux éclairés, s’est vu être pris à partie par Coqueline Courrèges lors de la conférence "Vogue Fashion Festival" : « Je n’aime pas ce que vous avez fait de Balenciaga, c’est grossier, et je n’aime pas l’idée de ce que vous pourriez faire de Courrèges ! »

La problématique de ces marques, qui ont un fort potentiel, peuvent-elle être remise à flot ? Car la compétition des Zara et H&M, qui inondent le marché de produits soi-disant coutures à des prix qui touchent toujours plus le fond, devient une concurrence déloyale. Néanmoins c'est le principe même d'une marque : vendre d'abord le patrimoine Français et ensuite vendre le créateur et son histoire. C'est un savant dosage que le Prince de Venise saura faire. En ce qui concerne Balenciaga, même si pour moi, cela n'est pas une réussite en terme de design, les chiffres démontrent le contraire et, en plus, la marque a le mérite de faire redécouvrir la griffe et son créateur Cristóbal Balenciaga auprès des jeunes, qui pensaient que "Tonton Cristóbal était revenu".

mardi 28 novembre 2017

HERMÈS TWILLY LIGHT ZONE

Un flacon, chapeau melon et botte de cuistre, une cravate autour d'une monstruosité de Dame-Jeanne cubique, standardisé à la BSN comme un design de flacon glucose d'autrefois. Un stock en reste vendu au prix du calcul de marge marketing maximum. Un lien pour un rien de soie noué autour du cou ou à la main, c'est selon que l'on veuille se prendre pour une chienne ou pour une jeune fille bulgare qui fréquente les parkings des autoroutes.

Une sorte de thanatos Twilly, après l'étrier en verre, Hermès lance le parfum des filles d'apérocubes. L'impertinence du gingembre pour une sexualité mordante, une tubéreuse de santal pour habituer ces jeunes filles aux champignons blennorragiques de leurs boy Friends, qui eux, ne se parfument même pas au savon. Une eau épicée et coïtal, de quoi exciter la Duchesse von Flaten-Suspect, "pet à son âme". C’est en pensant aux filles des jeunes femmes de 60 ans, qui déambulent sur le faubourg, lèvres gonflées au "paradoxe", que le sellier de la rue du seulement "Faux Bourg" lance un parfum, en regardant juste vivre les donzelles de la maison.

La fille de la Duchesse est libre, elle est audacieuse et irrévérencieuse. Elle joue contre le vent, impose son propre rythme, invente une décadence inédite de la société de demain, mais surtout, n'y connait rien à la mode et au luxe. Elle fait alors comme pour les élections, elle imite maman et vient chez Hermès pour se mettre au parfum.

lundi 27 novembre 2017

REMANIEMENT SINISTERIEL

La Chambre Syndicale, appelée plus communément "Hope so Late", que la baronne de la Cystite Raynale a bien connu du temps des sœurs Callot, quand Pierre Bergé était encore un dandy parisien qui travaillait à gagner le buffet campagnard gratuit du Bazar de l'Hôtel de Ville, a procédé à un remaniement "sinistériel" et, comme à son habitude, jugeant les créateurs en aveugle et écoutant la profession avec l’oreille gauche de Van Gogh a pris la décision de rentrer comme invités : le créateur Christophe Josse et le marocain Nourredine Amir pour les présentations de janvier.

Christophe Josse n'est pas le journaliste sportif que tout le monde connait, mais le couturier surnommé l’homme "à régner", des nervures comme une ossature, et des plissés arachnéens. Il tisse sa toile dans la couture. Ce dernier a suivi des études d’histoire de l’art et intègre le studio de la maison de couture Torrente qu’il quittera après une collaboration de près de quinze années pour présenter sa première collection de couture l'année suivante.

vendredi 24 novembre 2017

OPA DU LUXE SUR L’ART

Depuis toujours, mieux vaux racheter des marques plutôt que d'en lancer car, dans l'esprit des financiers, c’était la certitude de dégager des bénéfices à court terme. Les véhicules d'exploitation, d'autrefois, disparaissent peu à peu. Fini les intermédiaires, fabricants  fantômes ou "Ghost producers", ils ne produiront plus pour les grands groupes qui, d’ailleurs maintenant, construisent leurs propres usines, ainsi les marges s'accumulent, et depuis "la paix sociale" en France depuis plus de 20 ans va favoriser ce phénomène de ré-industrialisation.

L'OPA des marques sur le monde de l'art vient nous donner une vision des années à venir. Pourquoi ne pas se passer de créateur ? Nous en avons, depuis la nuit des temps, en sommeil (car morts de surcroît), qui ne feront pas chier avec leurs égos et leurs droits d'auteur.

Mais qui donnera les tendances ? Elles seront probablement données par la masse interconnectée des twitters, instagramers, et les multinationales des media sociaux, celles-ci vous sortiront les images les plus visitées dont les produits qui seront potentiellement les plus vendus ou les plus achetés par effet mécanique de leur diffusion sur ces mêmes réseaux sociaux.

jeudi 23 novembre 2017

LAGERFELD ET LES CHAUSSURES D’ADOLF

Mardi dernier, Farel Williams, Karl Lagerfeld, et Justin Timberlake (pour le cas Timberland) ont brandi chez Collette un sac Chanel contenant des sneackers de 1.000 € conçus par « Favelle Williams » renommé pour la circonstance compte tenu qu’il est céphalo abstinent. Ces dernières ont été conçues en collaboration avec Chanel et Adidas Originals, une émanation de la firme allemande de sport d’Adolf Dassler, la marque aux « trois bandes », un rêve pour Karl !  Innove, une première à la connaissance des marketeurs du groupe que le nom de Chanel apparaît sur un produit fabriqué par une autre marque, mais chacun sait que Chanel ne fabrique que la mise en scène, et avec la reine de Paris « la Margot » des bobos à gogo, de quoi tomber sur une indécente de lit ce soir-là.

Rendez-vous 213 Rue Saint-Honoré, car il y a déjà 120 000 personnes qui se sont pré-enregistrées sur le site www.chanelatcolette.fr pour avoir la chance d’acheter l’une des 500 paires en vente au coût de production de 10$ pièce, assurant une marge considérable qui va faire grossir les cigares de deux frères Wertheimer. Un basket pour Chanel qui devrait atteindre un prix de revente de 40,000$ selon Farel, une escroquerie en bande organisée à l’identique de « Kayne Best » qui vient un peu plus entacher la mode et le luxe à la Française.

mercredi 22 novembre 2017

NHU DUONG AU TEMPS D'OTTON

Cette couturière juge la beauté à peu près au même titre qu’un morpion tombé par hasard dans l’Olympe et serait juge de la beauté du cul d’une déesse. Elle crée avec la sérénité de ses animaux ruminants qui dans les yeux pacifiques semblent refléter l’immensité du néant haute couture. Elle a inventé le peut-être de la couture « je ne serai faire,  il m’est permis de penser que la mode...! » Locution abominable qui sont la petite vérole de tous les styles.

Dotée d'une main de Christ blennorragiques par sa naissance à Ho Chi Minh ville, mais pour la circonstance, qui s"écrit "Ho Chie Mine vil". Un sorte de suppuration de pièces majeures des porteurs de courriers électroniques. La baronne de "La roche Mabille" me dit : "cent fois sur le fessier, remettez votre outrage !"

Cette sortie de couture sans effort et évacuée d’une main pâle qui laissait couler une cholérine opiniâtre, des filaments non séreux et des octomètres réfractaires à toute prosodie. Eh oui, le langage est aux portes de commande de l'imagination, et la couture au couturier.

mardi 21 novembre 2017

LA MASCARADE DU MASCARA

Elles se détestaient tant, qu'elles ont toujours pris grand soin de ne jamais se rencontrer. Pourtant, elles habitaient les mêmes quartiers à Manhattan, travaillaient l’une en face de l’autre, fréquentaient les mêmes lieux huppés de Paris, New-York ou Londres… Deux chefs qui mènent une guerre, mais la poudre n'est pas à canon mais à coups de mascaras, blushes pastels et rouges à lèvres. Elles se sont surveillées, espionnées pendant plus de soixante ans, en évitant toujours la confrontation, mais chacune avançant ses pions en fonction de la stratégie de l’autre. L'empire des sens et de la beauté étaient en jeu. 

Ces pionnières poursuivaient pourtant le même but : changer l’image de la femme dans un monde alors gouverné par des hommes. Mais, leur rivalité les a galvanisées et leur a permis d’être plus fortes pour construire leur empire. Helena Rubinstein ne souffrait pas le partage. Elizabeth Arden, encore moins, un couple de femmes ennemies publiques, qui va créer les deux plus grandes sociétés de cosmétique au monde. Bienvenue dans la mascarade du mascara. La première était juive ; la seconde, anglicane ; l’une accumulait les œuvres d’art et ne jurait que par les couleurs vives, l’autre collectionnait les étalons et appréciait par-dessus tout les tons pastels. 

lundi 20 novembre 2017

LES PARANOÏAQUES DU LUXE

Il semblerai que le Seigneur des Arnault, principal actionnaire du Monde, ait décidé de retirer jusqu'à la fin de l'année les pages de publicité du géant du luxe prévues dans le journal, suite à l'article de "Palavasse les flots". Et bien moi, je veux bien que l'on me donne la pub réservée au Monde et voilà ce que j'écrirais sur les « Paradise Papers ».

Le Seigneur n'a pas besoin de défiscaliser. Pourquoi aller dans des paradis perdus puisque qu'il vit déjà au paradis avec un million d'euros par minute ! J'ai des boîtes de cirage en pagaille pour venir cirer vos Berluti. Je sais même faire un effet miroir en crachant sur ladite poulaine, formation assurée par un passage d'un an au service militaire, lieu de non droit où à force d'être à la merci de sergents céphalo abstinents, nous apprenions à naviguer pensant que nous ne rencontrerions plus jamais de débiles de la sorte. Malheureusement, je peux vous l'assurer, j'en rencontre encore tous les jours.

vendredi 17 novembre 2017

LA VACHEKYRIE GUCCI

Gucci entame la saison de Noël en dévoilant sa sélection de produits de cadeaux qui seront largement soutenus par le numérique : des T-shirts aux chaussures en passant par des sacs à main, bijoux, vêtements pour enfants et même des articles en porcelaine. Cette sélection de produits est au cœur d'un nouveau livre d'art publié par la maison en collaboration avec l'artiste espagnol Ignasi Monreal. D'origine espagnole, je précise pour la baronne, l'artiste extrêmement jeune, il est pourtant déjà l'un des illustrateurs de mode et graphistes les plus en vue et le plus demandé au monde aujourd'hui.

Le peintre a conçu une série d'œuvres numériques incorporant des produits Gucci tout en développant un récit inspiré de l'histoire de la chute d'Icare. "Icare me fascine à cause de son histoire, qui pourrait être interprétée comme un mantra", a déclaré Monreal. Espérons que Gucci ne se brûle pas les ailes. Ce n'est pas la première fois que l'artiste collabore avec la maison de couture. Il a d'abord participé au projet #guccigram en 2015, tandis que ses œuvres ont été imprimées sur des T-shirts de la collection croisière 2018 de la marque.

jeudi 16 novembre 2017

KARL SON ALTESSE SÉNILISIME

J’avais un petit "tweaker" sur le dessin du porc que le couturier Karl Lagerfeld avait publié dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui ironisait sur le producteur américain Harvey Weinstein, qu'il renomme "Schweinstein" (littéralement cochon de pierre en allemand). Il est étrange car lorsque nous avions fait paraître dans le Carnet Parisien un article sur sa fusée le brocardant à notre tour, celui-ci nous a fait supprimer des listings de la présentation de mode suivante. "Aaarch l'humour" serait-il seulement dans un sens ?


Le dessin qu’il publie dans le journal allemand avec un jeu de mots suspect entre le porc et le producteur Américain nous a choqués car l'analogie avec les "SS" durant la dernière guerre, qui appelaient les juifs "Schwein", nous est apparues évidente. 

A l'époque, je l’avais relevé mais je n’avais pas pensé une minute que Karl Lagerfeld pouvait faire un erreur de la sorte.
Mais, après la remarque faite dans l'émission de Thierry Ardisson, cela devient très suspect. J’apprécie, au combien, l’humour mais, je ne supporte pas que l'on puisse avoir une réaction aussi peu faire-play quand il s’agit de soi et aussi dur quand il s’agit des autres. Et oublier les Orgies organisées par Jacques de Bascher, rue de Rivoli, où Jacques un peu douteux parce que dangereux dans sa façon de rendre attirante des choses noires et interdites, Karl a la mémoire qui s'estompe avec le temps.

mercredi 15 novembre 2017

LE MAHIEU RELAIS ET CHAPEAU !

C’était le weekend du 11 novembre ; un départ express en dehors de Paris pour fuir la pollution et les embouteillages récurrents de la capitale. La décision fut prise d’aller au Château de  Villiers-Le-Mahieu. Piscine, cours de tennis, parcours de golf et spa sont au programme. Nous sommes arrivés à Thoiry et on fait une escale dans l’excellent restaurant quatre étoiles "A table" d'Eric Léautey.

Après ce déjeuner gastronomique, nous arrivons à 15H00 précise pour faire la queue au desk comme les russes devant une boulangerie dans les années Staline. Il est toujours étonnant qu’un quatre étoiles veuillent se faire cinq, alors qu’en réalité la prestation des chambres est plus digne d’un deux étoiles... de mer déjà défraîchies. Meubles rayés, salle de bain où les joints sont noirs comme un tableau de "Soulage", miroir de guingois, rideaux sales, câble tv inexistant ne laissant aucune vision du monde qui nous entoure. Mais, cela n’est pas le pire.

Avant de dîner au restaurant, nous sommes allés au Spa. Le seul endroit en France où on peut voir des baleines ou il faut mieux débrayer et s'envoyer le métro à six heures du soir. Deux grosses cétacés trempaient dans le Spa, mais, normal près de Thoiry, suis-je "bête !"